Caprice de Baba
Je crée comme je vis, à travers la curiosité, les émotions et les envies.
Pendant des années, j’ai créé des vêtements et eu ma boutique rue de Grenelle à Paris. J’aimais travailler les matières naturelles : coton, soie, lin, cachemire… Puis, peu à peu, les contraintes imposées par le diktat de la mode ont pris le pas sur le plaisir de créer.
Le bijou m’a offert une autre liberté. J’ai retrouvé le plaisir de partir de matières simples — béton, argile — et de les confronter à la feuille d’or, au verre, à la nacre, aux pigments…
Chaque rencontre entre les matières est l’occasion de chercher un point d’équilibre fragile, entre des polarités et des forces qui tantôt s’harmonisent, tantôt provoquent des dissonances inattendues qui accrochent et retiennent le regard.
La beauté se trouve aussi — et peut-être surtout — dans ce qui nous surprend et nous retient.
Et puis il y a Baba. Caprice de Baba est un hommage à ma mère, une femme de goût et de caractère qui assumait pleinement ses envies. Lorsqu’elle aimait quelque chose, elle se l’offrait, sans contrainte.
Et il y a Gigi, mon père, artiste peintre dans l’art contemporain minimaliste, qui a toujours cherché des points d’équilibre entre les matières et les couleurs : le blanc, le noir et le gris. Mes inspirations dans la collection Intemporel viennent peut-être, sans que je l’aie vraiment décidé, de cet univers-là.
Caprice de Baba est donc aussi une histoire de famille, mais surtout une certaine idée de la liberté : créer et choisir selon ses émotions, sa curiosité et ses envies.

